• Sandra

Why it is worth listening to this little voice in you, with Alizée

Aktualisiert: Jan 14

La version française se trouve en bas de page


I am so happy and so proud to share my sister's story with you today. She is now doing exactely what she aimed for: become a childcare assistant. I saw how she pursued her wish and how she did everything she could to get there: from figuring it out to studying and finding a job. And all that even if it wasn't always easy. So if you too have this little voice telling you that you are meant to do something different, keep reading! Alizée's story will show you that it can take some time but it is worth it. So don't give up! It is time for a little inspiration.



Sandra: Can you describe what you do professionally today?

Alizée: I am currently working as a childcare assistant in the maternity department in an hospital in the south of France. My job consists in two different things: the first one is about accompanying parents during labor until the childbirth and then performing first aid for the newborn. The second one is in the "post-delivery" (after birth) and is about accompanying and advising the parents in the first days of parenthood.


S.: What did you do before that and how did you find your way?

A.: I obtained a two-year degree in Social and Family Education with the desire to work with children. I couldn't find anything in this area and had to look for a job that would pay the bills. That's how I started working as a saleswoman in a fashion store for children (at least related to children :) )and stayed there for about two years. Even though I have positive memories from all my professional experiences, both thanks to people I met and the work itself, I knew that this job was a transition.


Working as a childcare assistant had been on my mind for years although I had doubts about it. When other options came to me, I decided to take them.


In 2015 my partner and I decided to leave everything behind and go abroad. We were at a time in our lives when, despite our permanent contracts, an apartment and a stable life, we felt we were missing something. We felt the need to discover new things. That's when we went to Australia with a Work & Travel visa. We both agreed that when we would be back in France, we will do our best to find a job we like and in which we would feel good.


S.: You decided to go back to school although you already had a diploma. Which criteria played a role? How long did the transition last?

A.: When I was looking for a professional change, my main criteria was to find a job I like and where I would feel good, without having a tummy ache in the morning before going to work. I was also looking for something that would allow me to find a position without too many difficulties.


Having a degree didn't play a big role since my goal was to find something that would fit my expectations. I wish I could find a job with my degree but if not I didn't mind going back to school.


After coming back from Australia, it took me about a year to decide. I did skills assessments and orientation tests thanks to the unemployment center. At that time I knew deep inside what I wanted to do. I just wanted to make sure not to miss other interesting career opportunities that I might not have thought about on my own. Finally in September 2017, I decided to take the plunge and register for the entering test to start the childcare assistant program. And I made it!


S.: How did you manage the financial aspect during the transition period?

A.: I was lucky enough that the paramedical trainings were financed by the region so the financial aspect wasn't a hindrance. I was also still in contact with the store managerI used to work fo so I could work until I started my training. This also allowed me to be entitled to unemployment money while being back at school.


S.: What would you recommend to someone who is looking for his/her calling or would like to change jobs but hasn't taken the plunge yet?

A.: I just want to say: GO GO GO GO!

We clearly spend a lot more time at work than at home so it better be to do something that fulfills us. Our professional life has an impact on our personal life, so it better be positive! What's more we only have one life, so make it as enjoyable as possible. Even if an exciting job is not the answer to everything, and even if many people have to work to earn money and be able to pay the bills, a happy life also means a certain satisfaction at the professional level.


Version française


Écoute cette petite voix au fond de toi, avec Alizée


Je suis très heureuse mais aussi très fière de présenter le parcours de ma soeur, Alizée. Elle a su très tôt ce qu'elle voulait faire : s'occuper d'enfants. Même si cela lui a pris du temps j'ai vu avec quelle persistence et tenacité Alizée a suivi son objectif : de sa prise de conscience au suivi d'une formation et à la recherche d'un emploi. Si toi aussi tu as cette petite voix en toi qui te dit que tu aimerais ou devrais faire quelque chose de différent, continue ta lecture et laisse toi inspirer par l'histoire d'Alizée.


Sandra : Peux-tu nous décrire ce que tu fais aujourd'hui professionnellement ?

Alizée : Je suis actuellement auxiliaire de puériculture dans un hôpital du sud de la France en service de maternité. Dans ce service, je suis sur deux postes différents. Le premier se situe au bloc d’accouchement où, en binôme avec la sage-femme, nous accompagnons les parents pendant le travail jusqu’à l’accouchement. J’effectue ensuite les premiers soins du nouveau-né. Le second se trouve en « suite-de-couche » (après l’accouchement) et consiste à accompagner et conseiller les parents dans les premiers jours de leur parentalité.


S. : Qu'as-tu fait avant cela et comment as-tu trouvé ta voie ?

A.: J’ai fait un BTS en Éducation Sociale et Familiale avec le souhait de travailler avec des enfants. Je n’ai trouvé aucun poste alors j’ai cherché un boulot alimentaire. C’est comme ça que j’ai travaillé en tant que vendeuse en prêt-à-porter pour enfant (déjà plus ou moins dans le thème 😊) pendant environ deux ans. Même si je retiens du positif dans toutes mes expériences professionnelles que ce soit au niveau des rencontres ou du travail en lui-même, je savais que cela resterait une transition.


Le métier d’auxiliaire de puériculture me trottait dans la tête depuis des année mais j'avais des doutes. Lorsque d’autres possibilités se sont offertes à moi, j’ai préféré, à ce moment-là, choisir ces autres options.


En 2015 mon conjoint et moi avons décidé de tout quitter pour partir à l’étranger. On était à un moment de notre vie où, malgré nos CDI, un appartement et une vie stable, nous avions le sentiment qu’il nous manquait quelque chose, un besoin de découvrir autre chose. C’est ainsi que nous sommes partis en Australie dans l’optique de profiter et de voyager. Nous étions tous les deux d’accord qu’en rentrant en France nous voulions trouver un métier qui nous plaise et dans lequel nous sentirions bien.


S. : Tu as repris une formation sur le tard alors que tu étais diplômée d’un BTS. Quels critères ont joué un rôle ? Combien de temps la transition a-t-elle duré ?

A. : Lors de mes recherches quant à une reconversion professionnelle, mes critères principaux étaient de trouver un métier où j’allais me sentir bien, sans avoir la boule au ventre le matin avant d’aller travailler. Je recherchais aussi un métier me permettant de trouver un poste sans trop de difficultés.


Le fait d’avoir un BTS n’était pas un frein pour moi. S’il me permettait d’accéder à quelque chose me correspondant c’était bien, sinon ce n’était pas grave.


Quand on est rentré d’Australie, j’ai mis à peu près un an avant de me décider. J’ai effectué, par le biais d’organismes comme le pôle emploi, des bilans de compétences et tests d’orientation. Je pense qu’à l’époque je savais au fond de moi ce que je voulais faire. Seulement je voulais voir si je n’avais pas d’autres possibilités de carrière intéressantes et auxquelles je n’avais pas peut-être pas pensé. Finalement en septembre 2017, j’ai décidé de passer le cap et de m’inscrire au concours pour entrer dans cette formation.


S. : Comment as-tu géré l'aspect financier lors de la période de transition ?

A. : L’aspect financier n’a pas été un frein pour moi car j’avais la chance que les formations paramédicales soient financées par la région. J’ai aussi eu la chance d’être restée en très bons termes avec ma responsable de mon poste de vendeuse. Ainsi j’ai pu travailler le temps de passer mon concours et de débuter ma formation. Cela m’a également permis d’avoir le droit au chômage pendant ma formation.


S.: Qu'est-ce que tu recommanderais à quelqu'un qui cherche sa voie ou aimerait changer de travail mais n'ose pas se jeter à l'eau ?

A.: J’ai juste envie de dire : GO GO GO !

On passe clairement beaucoup plus de temps au travail, alors il vaut mieux faire quelque chose qui nous épanouit. La vie professionnelle a forcément un impact sur la vie personnelle alors autant qu’il soit positif ! Et puis on a qu’une vie alors faisons en sorte qu’elle soit la plus sympathique possible. Même si un travail passionnant n’est pas la réponse à tout, et même si beaucoup travaillent parce qu’ils ont besoin d’argent pour vivre, une vie heureuse signifie également une certaine satisfaction au niveau professionnel.